07 juin 2005

llanos

Voyages dans les terres du Venezuela…

91

Et c’est reparti, après Canaima, direction Mérida. On prend le bus à Ciudad Bolivar qui nous conduit à Mérida, un village dans les Andes à 1700 mètres d’altitude. Une fois arrivé et installé dans une posada, on s’arrange avec un français qui organise des expéditions pour aller dans les Llanos ( de grandes plaines marécageuses où vit une faune incroyable ). Et le lendemain matin, on part avec Yann et Céline, du bateau Aton, ainsi que Marco et Sarah, deux journalistes portugais, pour les Llanos dans une camionnette tout terrain. On arrive vers 5 heures et on monte de suite dans une pirogue. Carlos, notre pilote, arrive enfin à démarrer son vieux yamaha  et c’est parti pour une chasse au croco ou plus exactement à l’alligator. Le soleil se couche( le festin des moustiques ,nonos et tout ce qu’on veut commence aussi ) et on allume les torches. On balaie les berges à la recherche de perles rouge orange qui sont en fait les yeux des caïmans. Puis Carlos donne un grand coup d’accélérateur ( par miracle on ne cale pas ), il échoue la pirogue et César notre guide se jette sur l’alligator, mais c’est trop tard, il a déjà réussi à se sauver. On continue notre excursion sur les eaux, d’ailleurs plus à la dérive qu’au moteur, maintenant les crocos ne manquent pas mais ils sont difficiles à attraper. De plus Carlos et César ne sont plus vraiment intéressés par ce qu’il pourrait y avoir au ras de l’eau et sur les berges, ils braquent leurs projecteurs et torches dans les arbres .La pirogue avance tout doucement dans un bras de rivière qui ne fait pas deux fois sa largeur et tout-à- coup César se jette à terre, secoue un arbre et un boa d’1.50 mètre tombe. Carlos le récupère et on débarque tous, le serpent n’est pas du tout agressif et il circule de personne en personne .
Comme les pythons ou
les anacondas, le boa est
un serpent constrictor, il
n’a donc pas de venin .
César le prend et lui écarte la mâchoire, le boa
a sa mâchoire séparée en deux parties et la peau très extensible, ce qui lui permet d’avaler des proies beaucoup plus grosses que lui.      

Le boa retrouve enfin sa liberté et on continue nos recherches. César trouve un anaconda ( je ne sais pas comment il arrive à les repérer ) c’est un serpent d’eau qui comme les crocos vit sur les berges quand il n’est pas tout simplement au fond de cette eau boueuse. Celui-ci ne fait que deux mètres mais César nous explique que les plus grands font jusqu’à 9 mètres. Au dessus de 4 mètres, César ne peut plus attraper les anacondas seul, ils deviennent trop puissants. On garde l’anaconda avec nous pour que Marco et Sarah puissent faire quelques belles photos à la lumière du jour demain. Carlos arrive à démarrer et on fait demi- tour vers le campement ; sur le trajet, on fait un dernier arrêt où César attrape une colonie de bébés alligators. C’est franchement plus mignon que des lézards mais quand on les regarde de plus près on se rend compte qu’ils ont déjà un œil mauvais comme les plus grands .L’alligator ou le caïman ( qui est en fait la même bête ) n’attaque jamais l’homme, il est trop petit ; les plus grands font 3 mètres, nous explique César, contrairement aux crocodiles qui eux sont vraiment dangereux et qui atteignent 5 mètres. Ces derniers ne vivent pas ici, il y en a quelques uns sur l’Orénoque, mais l’espèce est en voie de disparition. Parmi l’espèce des reptiles, les alligators sont ceux qui s’occupent le plus de leurs petits, c'est-à-dire une semaine.

Apres un bon repas et une douche très économique car l’eau est aussi précieuse qu’à bord là-bas, les hamacs sont les bienvenus.

Le lendemain matin, départ en voiture pour aller voir alligators et oiseaux, on y consacre toute la matinée.

Et en début d’après-midi
on rembarque sur notre pirogue
pour aller sur ce que César
appelle une plage où on fait des
photos de l’anaconda avant
de lui rendre sa liberté. Celui-ci
étant beaucoup moins tranquille
que le boa, il ne valait mieux pas
lui lâcher la tête.(A moins de vouloir
finir avec ses deux crocs dans le
pouce comme César ) .

On continue à remonter divers bras de rivière où singes, ibis rouges et autres oiseaux à crêtes vivent ,quand soudain  Carlos saute à l’eau ( malgré les piranhas dont la rivière regorge ) et ressort la tête de l’eau avec la fameuse Mata Mata, une étrange tortue préhistorique.. si encore on peut appeler ça tortue, qui est d’une extrême lenteur. Elle a sur son espèce de tête des sortes d’excroissances bizarres que les poissons prennent pour des vers, elle reste immobile et quand ils s’approchent pour gober ces soi-disant vers, la Mata Mata les attrape. Une technique de chasse qui est bien adaptée à sa lenteur.
Les bébés Mata Mata sont rouge vif et les aquariums payent une fortune pour s’en procurer. On n’a pas eu l’occasion d’en voir .
Mata Mata.
.
La Mata Mata est surnommée la tortue toujours heureuse à cause de son éternel sourire. Comme tous les reptiles, elle grandit toute sa vie, ainsi, plus un caïman ou un iguane est grand, plus il est vieux. En fin d’après- midi, on arrive dans une famille d’indiens et eux aussi ne sont pas en manque d’animaux, singes,
perroquets,hiboux…


La nuit est tombée, sur le chemin du retour, César nous attrape un joli petit alligator qui n’avait pas du tout l’air d’apprécier sa capture.
                                                                                                                              Alligator.

Après le caïman vint
le tour de l’iguane. Puis
des yeux étranges se mettent à briller sous le projecteur de Carlos, ceux d’un jaguar nous assure César, mais le  temps de faire demi-tour, c’est trop tard,le félin a disparu.
On ne l’aura vu qu’en photo au campement.                                                   

Le lendemain matin, on part à la recherche de dauphins d’eau douce
Il ne sont pas joueurs comme ceux que l’on a l’habitude de voir,ils se déplacent beaucoup plus lentement et seulement à l’aide de leur sonar car il sont quasiment aveugles et de toute manière l’eau est très trouble. Ils sont gris et rose et ont une impressionnante bosse sur le crâne.


                                              

Piranha:Ils ont une belle dentition mais il n’attaquent que quand il y a du sang dans l’eau, il n’y avait donc aucun risque pour Carlos ; de plus les piranhas sont délicieux. Après manger on repart en voiture vers un autre campement, cette fois avec de l’eau à volonté,et, à la place des hamacs habituels, des lits. Le lendemain, descente à fond les ballons de petits rapides sur des chambres à air de camion avant de rentrer sur Mérida. On part  après-demain pour Los Nevados. ROCH.

Posté par Rochcocotier à 01:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur llanos

    Carlos et les Dauphins

    Bonjour,
    Je compte me rendre à Tahiti entre novembre et décembre, mais j'aimerais aller dans l'hotel ou est carlos (Dolto le chanteur), Pour 2 raisons la 1er j'aime les Dauphins, et 2 je suis comédien et j'aimerais lui parler d'un projet.
    Votre site est tres bien .
    Bien à vous

    Dan Sluijzer

    Mobile:0032476260318

    Posté par Dan, 03 septembre 2005 à 10:34 | | Répondre
  • trop achié

    trop a chié votre blog de merde titoy

    Posté par tony, 23 décembre 2006 à 02:10 | | Répondre
Nouveau commentaire